Services à domicile de jour et de nuit
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Assistante de vie : plus qu’un métier, une vocation !

septembre 15th, 2016 | Posted by mathilde in Uncategorized

sans-titreMarie-Do et Élisabeth aiment bien parler de cinéma : « Je ne peux plus rien faire de mes mains, mais j’ai toute ma tête, alors j’aime bien regarder des films », explique Marie-Do. Y’a quoi à la télé ? |

Élisabeth travaille en services à domicile depuis dix ans.

Elle a été élue ambassadrice pour l’institut Ipéria, qui forme ces salariés de particuliers. Et pour cause !

Les gens d’ici

Élisabeth Boukra était commerciale quand elle est arrivée à Trémentines, il y a dix ans. Elle vivait dans le Nord, et si elle voulait garder son travail, elle aurait dû s’absenter toute la semaine.

« J’ai cherché du travail, mais je n’avais jamais envisagé celui d’assistante de vie. Je n’avais aucune expérience, m’étant seulement occupée de ma belle-mère avec mes belles-soeurs, comme on sait le faire en Afrique du Nord d’où mon mari est originaire. »

À l’Association de services et de maintien à domicile (ASMD) de Chemillé, elle se forme en suivant différents modules proposés par Ipéria, un institut spécialisé. « Les formations sont dispensées au lycée d’Arbrissel. Pouvoir intervenir auprès d’une personne touchée par le handicap ou la maladie d’Alzheimer, cela s’apprend », explique Elisabeth. Elle compte 56 heures de formation, et intervient aujourd’hui auprès de dix personnes.

Petit supplément d’âme

Élisabeth parle de Jean, décédé depuis. « Il venait de perdre sa femme. Il a été plutôt froid au début, c’était un homme de la terre… À la fin, il m’appelait sa fille spirituelle. Il faut du temps pour dépasser les barrières, pour accorder sa confiance. »

Nous suivons Elisabeth dans son intervention auprès de Marie-Do, myopathe depuis l’âge de 15 ans, et qui ne peut plus se déplacer depuis de nombreuses années. « Il n’y a qu’elle qui me met bien dans le fauteuil. Et puis mon mari ! », affirme Marie-Do. La complicité entre les deux femmes est forte. « Quand Élisabeth est tombée enceinte, ça m’a fait plaisir. Même si je savais que ça allait me priver de sa présence un petit moment… Et puis, elle est venue me présenter son bébé avec son mari, que j’aime bien parce qu’il me fait rire ! »

Élisabeth se souvient aussi de cette petite dame toute menue de 88 ans, qui avait vu d’un mauvais oeil qu’elle arrive du Nord. « Elle aimait les confitures. Je lui avais confié que j’aimais beaucoup celle de rhubarbe. Quand je suis venue rendre les clés de la maison après sa mort, sa fille m’a donné deux pieds de rhubarbe en me disant : « maman y tenait ». »

Services en expansion

L’ASMD a été créée en 2003, pour répondre à la demande de gardes de nuit. Depuis, elle a diversifié ses services, de l’aide-ménagère à l’aide à la personne, sans oublier la garde d’enfants. Contrairement à l’ADMR (aide à domicile en milieu rural), qui est l’employeur des aides à domicile, à l’ASMD, ce sont les particuliers qui emploient les personnes venant chez eux.

« Aujourd’hui, nous avons 58 intervenants à domicile, pour 150 particuliers employeurs, précise Mathilde Socheleau, directrice de l’association. On doit dire intervenants car nous comptons maintenant trois hommes. Ils apportent beaucoup à l’équipe et sont très appréciés des particuliers. »

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